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Madame Bocal


Jetable vs réutilisable

Avant même de parler de courses en vrac, privilégier le réutilisable permet de limiter sa production de déchets, de préserver les ressources de la planète et faire des économies. C’est assez efficace et plutôt ludique à mettre en place. Certaines avancées sont plus simples que d’autres, à vous de choisir ce qui est possible pour vous.

Voici quelques astuces pour remplacer les objets jetables par du durable…

Cuisine

kit zéro déchet cuisine

– Essuies-tout (sopalin) > ils peuvent être remplacés par des serviettes de table, bavoirs pour bébés, essuie-tout lavable, gant de toilette. Pour graisser une poêle ou un moule, on peut utiliser un pinceau de cuisine, carré de tissu lavable. Quand on renverse un liquide par terre, la serpillière est très pratique.

– Eponges > gant de toilette, carré éponge lavable, loofah (éponge végétale issue du fruit de la courge), tawashi (éponge réalisée à partir d’anciens vêtements), brosse coco (brosse réalisée avec les fibres de noix de coco), éponge métallique en paille de fer. Pour faire la vaisselle, on peut aussi utiliser une brosse en bois avec tête changeable et une éponge gratte-gratte fabriquée en matières recyclées.
– Film étirable > assiette, bees wrap (tissu enduit de cire d’abeille), serviette de table (pour emballer dès sandwich), couvercle en tissu, torchon.
– Papier d’aluminium > plat en verre pour les poissons au four, serviette en tissu ou wraps pour emballer un sandwich.
– Papier de cuisson > plaque en silicone, papier de cuisson non blanchi compostable.
– Assiettes en plastique > vraie vaisselle, assiettes en bambou, assiettes en plastique lavables. Je suis pour utiliser le moins de plastique possible mais, parfois cela peut être la solution la plus pratique, si vous faîtes souvent des soirées chez vous ou pour un goûter d’anniversaire… Le tout est de trouver une solution durable.
– Pailles > remplacez-les par des pailles en inox ou plastique lavable.
– Gobelets en plastique jetable > verre en verre, inox ou en plastique durable.
– Serviettes en papier > utilisez plutôt des serviettes de table.
– Bouteilles d’eau plastique > gourde en inox.
– Nappe en papier > nappe en tissu, sets de table.

Salle de bain

kit salle de bain zéro déchet

– Coton-tiges > oriculi 
Version compostable > cotons-tiges en papier avec la tête en coton bio non-blanchi.

– Mouchoirs en papier > mouchoirs lavables.
Version compostable > mouchoirs non blanchis en papier ou en matières recyclées.
– Cotons démaquillants > cotons lavables, éponge de konjac.
– Rasoir jetable > rasoir de sûreté ou rasoir avec uniquement la tête rechargeable.
– Lime à ongles jetable > lime à ongles en inox.

Les éléments compostables :
-Brosse à dents > brosse à dent en bambou compostable
-Fil dentaire > cure dents

Ménage

– Swifer > serpillière
– Lingettes parfumées > éponge / torchons pour le ménage + produit ménager

Courses

kit de courses zéro déchet– Sac en plastique > sac en tissu, sac solide des supermarchés.
– Nourriture emballée > courses en vrac dans des sacs en tissu. Si vous n’avez pas encore réussi à franchir le cap, pas de soucis, vous pouvez réutiliser les sacs craft dans lesquels vous mettez vos aliments.
– Pochons plastiques des centres commerciaux pour mettre fruits et légumes > sacs en tissu lavables. Quand je n’ai qu’un citron, tête d’ail ou régiment de bananes, je le prends sans sac et je colle l’étiquette dessus. Si la pesée se fait en caisse, la vendeuse le pèse comme ça sur sa balance.

Enfants

Couches > couches lavables
Carres de coton / lingettes bebe > cotons lavables, gant de toilette
Dosettes sérum physiologique > poire rhino horm junior (eau + sel de cuisine). Très efficace mais attention si votre enfant vous dit que cela lui mal aux oreilles. Pour l’avoir essayé cela peut remonter dans les oreilles. On peut à ce moment là mettre moins d’eau dans la poire afin de diminuer la pression. Je n’ai pas réitéré l’essai car mon fils fait des otites à répétition.

Ce sont des alternatives assez faciles à mettre en place chez vous, n’hésitez pas à le faire petit à petit. Cela peut aussi coûter un peu d’argent de s’équiper d’un coup.

Astuces et mini-défis en préparation pour 2018

Quand j’ai commencé cette aventure zéro déchet, une tornade s’est abattue sur notre appartement, il me fallait tout changer, tout de suite. J’avais besoin de faire les choses à fond, c’était une telle évidence ! Je vivais, respirais, dormais zéro déchet.
En revanche, Monsieur était convaincu par l’idée mais dans la pratique ça a été une autre histoire… Difficile de faire des compromis pour lui, surtout côté nourriture. Il était plein de bonne volonté mais n’y pensait pas spontanément pour les gestes du quotidien, refuser le jetable par exemple. On a dû trouver de nombreuses adaptations, j’ai dû m’assouplir un peu et ralentir la cadence, et monsieur a fait certaines concessions. Avoir un “réfractaire” à la maison m’a fait redoubler d’inventivité afin de satisfaire les 2 partis.

Dans mes échanges avec mon entourage (en général avec des parents d’enfants en bas âge), la phrase suivante revenait souvent “je voudrais m’y mettre mais ça me semble compliqué, inabordable et ça prend trop de temps” ou encore “je n’ai pas envie de me priver, d’avoir de contraintes”.
J’ai créé mon blog afin d’accompagner les gens dès le début de leur démarche, de montrer que le zéro déchet peut être abordable pour tous et que l’on peut se faire plaisir tout en consommant plus responsable. C’est sauter le pas qui est difficile, changer ses habitudes…
Je ne peux pas compter mes poubelles en bocaux, comme beaucoup de blogueurs, car je dois prendre en compte les limites des autres habitants de la maison mais on a considérablement réduit notre production de déchets, c’est le principal. Ce que j’ai appris grâce à Monsieur : ça arrive d’avoir des loupés, ce n’est pas grave ! Chacun met son “curseur” là où il peut / veut, il n’y a pas de petits gestes.
Chez nous, on a du mal à imposer notre mode de vie à tous les invités qui ramènent gentiment petites attentions et cadeaux ; les plus proches sont prévenus et s’adaptent avec bienveillance…mais ça viendra. Un pas après l’autre.

Cette année, pour vous accompagner pas à pas, j’avais préparé un petit programme d’astuces et de défis quotidiens….mais je n’ai jamais trouvé le temps de le mettre correctement en place. C’est décidé, je vous mets ça en place dès janvier ! On fait le ménage dans l’onglet astuces et on recommence, d’autant plus que c’est l’une des pages les plus consultées.
J’espère que ça vous plaira.

Idées reçues sur le zéro déchet

Certaines questions reviennent souvent quand mes proches découvrent mon mode de vie. Vous vous les posez peut-être aussi, alors voici quelques débuts de réponse.
Je vais surtout parler de courses et de nourriture, ce qui demande le plus d’adaptation.

“Comment tu fais…ça doit te prendre beaucoup de temps ?”
Au début, cela prend du temps de s’équiper, réorganiser sa maison, changer ses habitudes, désencombrer…moi j’adore, donc ça ne me gêne pas mais poser les bases prends du temps.
Ensuite, on s’organise et réorganise son temps. On passe moins de temps dans les magasins ou devant la télé, on réalise plusieurs plats en même temps, on augmente les quantités (gâteaux, desserts). On développe une base de recettes simples et efficaces, des astuces quand on a pas envie de cuisiner.
C’est un plaisir de redécouvrir le goût de certains aliments, de savoir ce que l’on mange et d’adapter les recettes en fonction de nos goûts. Cuisiner avec les enfants peut être aussi un plaisir, même si pour l’instant c’est loin d’être le cas chez nous.

“Il faut tout une organisation.”
Il faut être organisé mais on prend vite le pli, question d’habitude. Pour les courses, certains ont un kit rangé dans le placard, toujours prêt à être dégainé. En ce qui me concerne, je le constitue à chaque course en fonction de ce que je compte acheter (fruits qui tachent, fromage râpé, poisson entier, olives…). Mon kit de courses diffère aussi en fonction du lieu où je vais : marché, magasin bio, day by day. Maintenant, j’ai l’habitude, je prends 5 mn pour tout préparer.
C’est sûr que les jours des courses sont prévus à l’avance, enfin…c’est le cas, depuis que j’ai des enfants. Si je souhaite faire des courses en sortant du travail, je prévois un kit de pochons en tissu que j’emmène avec moi. Lors d’une kermesse des enfants, je glisse 4 gobelets, 2 assiettes réutilisables, 2 serviettes de table et le tour est joué ! J’ai toujours un pochon et/ou un sac en tissu sur moi. Tous ces gestes deviennent des réflexes.
Ce qui peut sembler complexe, c’est pour la vente à emporter. On amène nos contenants. Un soir, si on a envie d’un plat à emporté, je rentre chercher ce qu’il faut.
Tout n’est pas obligé d’être changer de suite, faites les choses petit à petit et ce point la viendra peut être un jour naturellement.

“J’ai besoin de souplesse, avec le zéro déchet pas de place pour l’imprévu.”
Il y a certaines situations plus compliquées… mais il y a toujours une solution. Voici quelques exemples.
– Apéro improvisé un samedi soir avec des amis, on a rien dans les placards.
Mode de vie classique : on file dans un supermarché acheter une dizaine de choses toutes faites (houmous, guacamole, bouchées apéritives, chips…).
Mode de vie zéro déchet : on prend un kit de pochons et on file au magasin bio. On peut acheter des choses simples à grignoter : melon, tomates cerises, concombre, gâteaux d’apéritif en vrac, préparations dans des bocaux en verre, pain…
Il y a toujours des solutions pour limiter les emballages, les produits industriels ou non français.
– On a besoin de manger dehors avant un rendez-vous, activité ou autre…? On sort le pochon en tissu que l’on a dans notre sac pour acheter un sandwich ou on mange sur place chez un traiteur.
Après, le zéro déchet ne concerne pas que les repas, c’est une façon de vivre qui touche tous les domaines du quotidien : refuser une serviette en papier, acheter d’occasion au maximum (jouets, habits, mobilier…), remplacer les objets jetables par du réutilisable (serviettes de table, essuie-tout, éponge, film plastique, sac pour les courses, cotons démaquillant…), consommer moins, ne plus utiliser de produits toxiques pour le ménage…

“Je ne supporterais pas le regard des autres”
Mon mari n’y fait pas attention, moi j’ai du mal à changer de commerçants à cause de ce fameux “regard des autres”. Mais je prends sur moi et je me lance, en général je suis bien reçue par le commerçant. Je ne m’attarde pas à regarder les réactions des gens, je n’embête personne, je fais juste les choses différemment ! Je surprends les gens et on se rappelle de moi, ça c’est sûr. Ce qui me touche parfois c’est le regard d’un commerçant dubitatif pour le refus d’une serviette en papier ; bizarrement ce qui passe le mieux ce sont les achats en vrac dans les bocaux en verre ou pochons en tissu. J’ai souvent des encouragements à ce sujet.
Petit conseil toujours expliquer pourquoi avec une phrase simple : “par soucis écologique”, “rien de jetable svp”.

J’espère que cet article vous aura donner envie de vous y mettre petit à petit, amener des réponses ou simplement rappeler des situations similaires.

Comment se passer de filtre à café

Fin 2015, une tornade s’est abattue sur notre appartement emportant tous les emballages, éléments jetables, objets en plastique… et nos anciennes habitudes. Les enfants l’ont très bien vécu mais Monsieur moins… du coup, sur certains points, j’ai cherché vraiment la bonne solution en consultant Monsieur avant de changer.

Ayant un grand consommateur de café a la maison, j’ai cherché une solution zéro déchet à ce filtre qui se retrouvait systématiquement dans le bac de compost. Au passage, je n’étais pas sûre que celui-ci soit bon pour le sol…d’autant plus que l’on utilise des ressources pour le fabriquer. Apres avoir proposé plusieurs solutions refusées par Monsieur, il a validé le percolateur et celui-ci est arrivé chez nous pour Noël, d’occasion bien sûr !

Je vous propose donc une petite sélection de solutions pour réaliser un café zéro déchet chez soi.

Cafetière à l’italienne
Elle se compose de deux parties séparées par un filtre dans lequel on place le café. Dans la partie basse on met de l’eau, puis on place le tout sur la cuisinière. En chauffant l’eau remonte sous forme de vapeur sous-pression qui en traversant le filtre se mélange au café moulu. Le café remonte par la cheminée centrale et sort en fontaine dans la partie haute. On peut alors servir plusieurs cafés.
crédit photo : bird on the wire

Cafetière à dépression
On remplit le bocal inférieur d’eau. On met du café dans la partie supérieure appelé “tulipe” avec ou sans filtre en tissu ou inox, puis on la place sur la partie inférieure. On pose la cafetière sur une source de chaleur (plaque électrique, gaz ou lampe à alcool). Au bout de quelques minutes, l’eau chaude du bocal inférieur monte dans la tulipe et se mélange au café moulu. Lorsqu’il n’y a presque plus d’eau dans la partie basse, on coupe la source de chaleur. Le café va redescendre dans le bocal inférieur par le tube central. Le café est prêt.
crédit photo : pinterest

Cafetière à piston
Elle permet d’obtenir un café plutôt léger avec beaucoup d’arômes. On est dans une infusion de café. Il faut utiliser un café grossièrement moulu.
On met le café dans le fond de la cafetière, ensuite on verse l’eau chaude (pas bouillante) et on laisse infuser le café pendant 5 mn. Une fois l’infusion faites, on remet le couvercle, puis on appuie doucement et progressivement sur le piston jusqu’au fond. Le café moulu va rester “bloqué” au fond de la cafetière.
crédit photo : Maxicoffee.com

Filtre à café en tissu lavable et réutilisable
L’utilisation est très simple, il s’utilise comme un filtre à café jetable. Après usage, on met de côté le marc de café, on rince le filtre sous l’eau et on le met à sécher. Au fil des utilisations, il se colore mais cela n’altère en rien celui-ci.
Privilégiez les filtres en coton biologique. Il y en a sur la boutique en ligne de sakaïdé (boutique.sakaide.fr).
crédit photo : sakaïdé

Filtre à café en inox
Même principe qu’en tissu. En revanche, cela peut donner un goût au café.

Percolateur
Il y a un réservoir d’eau que l’on remplit. On met le café dans le porte filtre, et on lance la machine. Il y a de multiples modèles  : automatique, à pompe, combiné, à pression, pour café moulu, dosettes, café en grains…
N’ayant qu’un consommateur de café à la maison, cette solution s’est avérée parfaite. Quand on reçoit du monde, ça ne pose aucun soucis, on prépare les cafés un par un, d’ailleurs nos invités aiment se le préparer.
Le marc de café se retrouve aux pieds des rosiers ou dans les canalisations.
crédit photo : Delonghi

 

Et vous, qu’utilisez vous chez vous ?

Diminuer ses déchets au travail

Au travail pas toujours facile d’appliquer le mode vie zéro déchet, surtout quand on veut rester discret. Il y a quelques jours, la femme de ménage de mon travail me dit : “votre poubelle est vide ? Ah non mais il n’y a pas grand chose, comme d’habitude. Je la connais bien votre poubelle…”. Petite fierté et je me suis fixée un objectif en plus : ne plus rien avoir dans ma poubelle.

Voici quelques astuces qui le permettent :
-Eviter la vente a emporter, ramener le plus possible son plat.
Les déchets qui remplissent le plus les poubelles de mes collègues sont les emballages de déjeuner. En éliminant ce point, vous réduisez considérablement vos déchets au travail.

Si vous achetez à emporter, refuser les couverts jetables, la serviette et le sac. Prévoyez un sac en tissu, et utilisez des couverts en inox.

-Avoir une tasse et des couverts réutilisables.
C’est un geste facile qui évite de nombreux déchets. Une personne qui prend 4 cafés par jour, évitera de jeter : 20 gobelets par semaine, 80 par mois, 880 par an. Laver une tasse consomme moins d’énergie que de produire, emballer et acheminer tous ces gobelets jetables.

– Amener son thé en vrac, une pince à thé, et un petit pot pour récupérer le thé infusé à mettre au compost.

-Si vous êtes un consommateur de café, voyez si vos capsules peuvent se recycler. On le fait récemment dans mon entreprise, on a un contenant spécial et une personne passe tous les 3 jours pour récupérer les capsules vides.

-Si vous avez, comme moi, des serviettes en papier pour vous sécher les mains aux toilettes, vous pouvez amener un torchon et le laissez dans un de vos tiroirs de bureau. L’inconvénient c’est que l’on sort les mains mouillées en sortant des toilettes, et que l’on met un peu d’eau partout…
Je le faisais quand je pouvais être discrète, mais j’ai changé de bureau et c’est un peu plus délicat. C’est presque mon seul déchet de ma journée au travail. En revanche, je les jette toujours dans poubelle recyclable de mon bureau, et non dans celle dispo aux toilettes. Quand on produit un déchet, on peut toujours penser à “limiter la casse”.

Petits gestes écologiques :
-Eteindre son ordinateur le soir, ne pas laisser son écran en veille
-Eteindre la lumière quand on va déjeuner. Cela semble idiot mais je dois être une des rare à le faire.
-Trier régulièrement sa boîte mail. Stocker les mails consomme beaucoup d’énergie. 30 mails consomment autant qu’une ampoule de 9W pendant 24h.

Et vous, quels sont vos petits gestes au quotidien au travail ?

Couches Lavables

J’ai utilisé des couches lavables pour mes 2 enfants, soit pendant 4 ans. Quand on a voulu se lancer dans cette expérience, certaines personnes de mon entourage ont cherché à m’en dissuader mais nous étions motivés. C’était un choix écologique, financier et mieux pour la santé de notre bébé (d’après nous). Je m’étais renseignée, enceinte, dans la boutique Apinapi, puis j’y suis retournée pour acheter les couches. J’ai bien fait car ma fille était très menue et tous les modèles ne lui convenaient pas. N’hésitez pas à acheter quelques couches, essayez les et achetez un kit complet si cela convient.
Le premier mois, on a utilisé des couches jetables à cause des nuits courtes et de la fatigue. Quand on a vu les poubelles se remplirent de couches sales, on était persuadés de notre choix futur…et on avait pas découvert le mode de vie zéro déchet. Par la suite, ma fille ne supportait pas les couches jetables, en 1h malgré de la crème et un feuillet de protection, elle avait les fesses rouges et couvertes de boutons que l’on mettaient plusieurs semaines à faire disparaître.

J’ai dû essayer une dizaine de marques de couches lavables (neuves, d’occasion, neuves achetées en brocante…), plusieurs techniques pour réduire les odeurs, trouver des astuces pour transporter les couches sales…donc je commence à être calée sur le sujet et je réponds régulièrement aux questions de parents qui souhaitent essayer les couches lavables. Ca fait un moment que je souhaite écrire cet article pour partager mon expérience.

Comment ça fonctionne ? Qu’est-ce qu’une TE1 ou TE2 ?
Une couche lavable est constituée d’une partie absorbante (en chanvre, bambou..) et d’une partie imperméable. Il y a de nombreux modèles (couche classique, TE1 , TE2…*) aux systèmes d’utilisation et d’entretient variés.
*Couche classique : elle est constituée d’une couche (absorbante) et d’une sur-culotte imperméable, come si l’on mettait 2 couche. Cela peut-être pratique pour la nuit.
*TE1 : Tout En 1 partie : la partie absorbante est cousue à la partie imperméable. On lave tout après chaque utilisation.
*TE2 : Tout En 2 parties : partie absorbante d’un côté et partie imperméable de l’autre. On lave la partie absorbante après chaque change, mais la partie imperméable peut servir plusieurs fois avant un lavage.
*TE3 : Tout En 3 parties.
La TE1 ressemble plus à une vraie couche en terme d’utilisation.  Je la conseille pour les crèches, assistantes maternelles…Certains trouvent ça aussi plus hygiénique, car cela peut gêner de remettre la même sur-culotte entre deux changes.
A l’intérieur de la couche, on met toujours un feuillet jetable. Si l’enfant ne fait que pipi, il se lave avec la couche et se réutilise jusqu’à ce qu’il s’abîme mais en général il n’a pas le temps, sinon on le jette aux toilettes avec les selles dedans.
Il faut faire attention les couches lavables tiennent moins longtemps que les couches jetables. En journée, au bout de 3h, il vaut mieux changer de couche afin de ne pas avoir de fuites, quelque soit le modèle de couche.
Il faut aussi : un rouleau de feuillets, un désodorisant éventuel, une poubelle (ou contenant hermétique) qui recevra les couches sales à laver, plusieurs sacs imperméables pour mettre les couches sales quand on se déplace. J’aime bien la marque Bummis.
Mes enfants étaient gardés par une assistante maternelle. Tous les matins, je préparais les couches de la journée avec un sac imperméable lavable, notre assistante maternelle nous rendait le sac avec les couches sales à l’intérieur. Je le lavais en même temps que les couches, donc on avait 4 pour être tranquille.

 

Point importants à regarder en choisissant la couche
– Scratchs ou pressions (pour fermer la couche) ?
Je trouve que celles à scratchs sont plus pratiques car plus ajustables. Avec les pressions, je me trouvais souvent entre deux tailles. De plus, en positionnant le scratch vers le haut ou vers le bas, on peut plus ou moins agrandir ou resserrer l’ouverture pour les cuisses ou le ventre. Cela s’adapte plus au gabarit de bébé, plus pratique quand on garde les mêmes couches pour le 2ème enfant.

– Couche Evolutive ou multi-tailles ?
Je dirais que ça dépend du gabarit de votre bébé.  De mémoire, on avait acheté deux tailles de couches (taille 1 > 3-7kg, taille 2 > 7-16 kg). Il me semble que c’étaient des semi-évolutives. Mes 2 enfants ont mis les mêmes couches mais ma fille a gardé la taille 1 beaucoup plus longtemps, alors que mon fils étaient déjà avec la taille 2 à 3 mois. Pour mon garçon, j’ai dû racheter certaines couches car notre premier modèle était en fin de course ; c’est comme ça que j’ai découvert la marque Best Bottom et Pop’in, qui sont des couches évolutives et qu’il a gardé jusqu’à la propreté.
Je conseillerai des couches non-évolutives si c’est un petit gabarit, et des couches évolutives si le bébé est plutôt costaud. Pour les couches évolutives, des pressions sur la couche permettent de rétrécir ou agrandir la couche dans sa hauteur. L’avantage de la couche évolutive, c’est que l’on achète un pack de couches qui tiendra jusqu’à la fin, l’inconvénient c’est que celle-ci s’adaptera moins à la taille de bébé, surtout chez un nourrisson.

– Goussets
Je ne jure que par les couches à doubles goussets (cf image couche Best Bottom, couche verte et noire à girafes). Avec les autres, je trouve qu’il y a des fuites, car le tissu absorbant touche plus facilement les habits de l’enfant. Avec un double gousset, celui-ci suit parfaitement la cuisse de l’enfant, et la partie absorbante est bien à l’intérieur de la couche donc aucun soucis de fuites.

– Sèche linge ou non ?
Certaines couches ou sur-culottes ne passent pas au sèche linge ou s’abîment. Il faut bien se renseigner avant.

– Quelle matière choisir ?
Il y en existe en bambou, coton, chanvre, tencel, fibres de soja…
Le coton : capacité d’absorption moyenne,  très résistant dans le temps, sèche rapidement, matière très écologique si issu de l’agriculture biologique.
Le chanvre : tissu antibactérien, très absorbant (idéal pour la nuit), met du temps à sécher, fibres naturelles la plus écologique de toute. Résistant dans le temps mais il avait tendance à “cartonner” quand on a pas de sèche linge. Dans ce cas là, il faut frotter la couche sur elle même pour la détendre après lavage.
Le bambou : tissu antibactérien, très absorbant (idéal pour la nuit), bonne rapidité d’absorption, reste souple et doux malgré les lavages (je privilégiais cette matière pour cette raison), séchage long.
La microfibre : Matière synthétique, très bonne absorption, tout doux au toucher, lavables à 60°C et passe au sèche linge, séchage rapide. De nombreux inserts sont en microfibre. Cette matière a la particularité d’absorber rapidement le liquide et d’avoir un effet “fesses au sec”. Certaines microfibres peuvent être allergisante. La couche Close de Pop’in a un insert en microfibre avec une face (en contact avec la peau de bébé) en fibres de soja.
Le tencel : bonne absorption (mais moins que le chanvre et le bambou), bonne résistance, tissu reste doux malgré les lavages, séchage rapide. La fibre de tencel rejette l’humidité vers l’extérieur et limite la multiplication des bactéries grâce à un taux faible d’humidité à l’intérieur de la couche.
Je me suis inspirée de mon expérience et de l’article suivant pour le paragraphe sur les matières, vous trouverez  les avantages et inconvénients en détail de chaque matière: http://blog.bebe-au-naturel.com/2013/11/en-matieres-de-couches-lavables-laquelle-choisir/
Pour la nuit, le bambou et le chanvre sont très absorbants.
N’hésitez pas à mettre un insert de nuit pour booster la couche et éviter les fuites.

 

Marques de couches
En 4 ans, j’ai dû essayer une dizaine de marques de couches (neuves, d’occasion, neuves achetées en brocante…). Voici une petite sélection…

– Best Bottom TE2 taille unique : Il y a une sur-culotte imperméable et un insert qui se clipse au milieu. Si on a un bébé qui fait de gros pipi la nuit par exemple, on peut rajouter un insert. Ce que j’ai aimé : facile d’utilisation, avec doubles goussets au niveau des cuisses donc pas de fuites, beaux modèles colorés, scratchs au niveau du ventre, pas trop épaisse sur les fesses de bébé.

couche_best_bottomcrédit photo : Locacouche

– Pop’in TE1 taille unique : facile d’utilisation épouse bien les formes de bébé, avec doubles goussets au niveau des cuisses. Elle peut s’utiliser comme une TE2, la culotte de protection peut être remise au change suivant.
Culotte en tissu polyester laminé au polyuréthane afin de le rendre imperméable et respirant. L’insert est en éponge microfibre avec une face en fibres de soja (côté très doux en contact avec la peau de bébé).

couche_pop_incrédit photo : Ecomome, Apinapi

-Easyfit de Totsbots TE1 taille unique : facile à mettre, joli colori, ne fait pas de trop grosses fesses à bébé, sèche rapidement mais je ne les recommande pas. Elles fuyaient tout le temps malgré tous les insert pour booster la couche (augmenter sa capacité d’absorption). La nouvelle adaptation semble être la TE1 Easyfit Binky.
Ils semblent avoir sorties des TE2 Peenut Totsbots sur le même principe que Best Bottom, mais avec de simples goussets. A voir…car il y aune belle marge entre l’insert et le bord de la partie imperméable. Totsbots est une bonne marque.
-Bamboosle Totsbots, couche classique : s’utilise avec une sur-culotte. Couche parfaite pour la nuit, très absorbante pour une nuit complète (quand ils font leurs nuits).
-BumGenius 4 TE1 : simple d’utilisation mais je trouvais qu’il y avait trop de fuites. Il y a un simple gousset. La partie imperméable apparente peut toucher les bodys et mouiller les vêtements. Je l’avais acheté en dépannage en brocante. Elles m’ont quand même servit, parfois je m’étais une sur-culotte par dessus.
– Sur-culotte Bummis double goussets : sur-culotte efficace
– Sur-culotte Blueberry : la mieux, découverte après, s’adapte parfaitement à la morphologie de l’enfant. Jolis dessins.
-Hamac : La couche est composée d’une culotte imperméable, d’une nacelle amovible. L’on y rajoute un insert jetable ou lavable. La culotte peut servir pour plusieurs changes d’affilé.
Mes deux marques préférées : Best Bottom et Pop-in
Autre bonnes marques recommandées par internautes : TE1 Bamboulik Blueberry, Bumgenius organic TE1, Piwapee simplimulti TE2, Hamac

Les modèles de couches évoluent assez vite, en à peine 2 ans je découvre pleins de nouveaux modèles ou évolution. En revanche, certains n’ont presque pas changé mais ce sont des modèles qui ont faits leurs preuves.

Nombre de couches
Si on veut faire une lessive tous les 2 jours, il faut compter une vingtaines de couches (16 couches de jour et 4 de nuit). Nous, on tournait plutôt avec une lessive tous les 3 jours donc on avait une trentaine de couches. Ca dépend aussi si vous avez un sèche linge ou non.

Le fait que l’on achète un pack d’un coup peut faire peur côté budget. Je dirais qu’il faut compter environs 500/600 € pour des couches lavables, contre 1500 € pour des couches jetables jusqu’à la propreté, sachant que l’on réutilise souvent les couches pour un deuxième enfant. Le budget dépend aussi des couches choisies (modèle, nombre, achetées d’occasion ou non..). On dit souvent qu’un enfant portant des couches lavables est propre plus tôt, car il n’y a pas l’effet “fesses au sec”.

Comment stocker les couches sales
– Poubelle à cette effet, bien hermétique. A l’intérieur, on accrochait sur le côté un coton avec quelques gouttes d’huiles essentielles pour désinfecter.
– Sac imperméable à fermeture éclair pour le transport. Certains l’utilisent aussi chez soi à la place d’un contenant hermétique.

Lavage des couches
Pour le lavage, certains font un prélavage, ouvrent leur machine en court, mettent le reste du linge et continuent le lavage. Notre machine ne permet pas ça. Je mettais un programme normal avec les habits des enfants, cela n’a jamais senti le pipi. On mettait souvent un produit désodorisant écologique. De temps en temps, il faut faire un lavage à 60 °C sans lessive pour décrasser les couches. Il y a aussi des produits pour les faire dégorger des résidus éventuels.

Pour la lessive, il en faut une sans glycérine, sinon cela encrasse les couches et celles-ci absorbent moins. Les couches lavables sentent un peu plus fort que celles jetables au moment où celles-ci sont remplies d’urine. Une amie me disait que cela sentait l’avoine. On peut mettre quelques gouttes d’huiles essentielles dans la lessive (Tee Tree, citron, Lavande, Menthe Poivrée) ou un désodorisant exprès. J’avais le “été en provence” d’Ecodoo. C’est sûr que la lessive classique (odeur très forte) couvrirait plus les odeurs. Jamais d’adoucissant, du coup certaines matières peuvent cartonner un peu.

Voici les lessives qui apparemment n’encrassent pas les couches sur le long terme : Apta écologique en poudre, L’Arbre vert, Biocoop liquide, Ecodoo, Ecocert Stanhome, Ecover Intermarché, Leclerc Eco+, Leclerc marque repère liquide, Leclerc Uni Vert liquide, Lidl, Potion (spéciale couches lavables), Rainett à l’aloe vera, Super U écoloique, Ulrich, X-tra en poudre, X-tra total en poudre, Lessive écologique Auchan.

Quelques conseils pour tenir la distance :
– Le premier mois, n’hésitez pas à utiliser des couches jetables si vous êtes trop épuisés, surtout la nuit.
– En vacances, n’hésitez pas à acheter des couches jetables bio, surtout pour un week-end.
– Si une couche déborde c’est qu’elle peut être encrassée ou que bébé fait de trop gros pipi pour la capacité d’absorption de la couche. Il suffit de rajouter un insert, ou deux et cela résout le problème. On peut avoir le soucis surtout la nuit.

Les plus et les moins
Les plus : économique, écologique, pas toxique pour la peau de bébé, hypoallergéniques. C’est agréable de faire des emplettes pour aller acheter les couches, les modèles sont vraiment beaux !
Les moins :
– Moins pratique quand on part en vacances ou en week-end. Ca prend tout de suite de la place dans la valise, et il faut faire une machine (quand on part une semaine) ou stocker les couches sales (quand on part un week-end). Comme vous aurez compris précédemment dans l’article…pour les week-end je conseille d’acheter exceptionnellement des couches bio, quand on a pas d’enfant allergique…
– Plus volumineux sur les fesses de bébé. Il faut adapté les pantalons et prendre souvent une taille de plus pour les bodys. Si le body comprime la couche, il y a plus de risque de fuites.
– Ca demande un peu de temps, d’organisation et de la place. Dans notre appart, on a eu longtemps les couches à sécher au milieu du salon ou de la chambre de bébé… Si vous avez un sèche linge, vous n’aurez pas ce soucis.
– Les odeurs peuvent gêner et le fait de devoir mettre un peu les mains “dedans” pour nettoyer éventuellement ce qui a débordé hors du feuillet (que l’on jette dans les toilettes). Désolée pour le côté pas très glamour.

Malgré tous ces points négatifs, on fait avec quand on est convaincus de la démarche !
Et vous, avez-vous déjà essayé ? Si oui, quels modèles conseillez-vous ?

Recette de déodorant

En octobre, j’avais été à un événement Zéro Waste Paris au cours duquel j’avais appris à fabriquer du déodorant, selon la recette de Lauren Singer (www.trashisfortossers.com). J’ai enfin trouvé le temps de tester. Très rapide à faire. Je le teste depuis quelques jours, pour l’instant il semble efficace.

Ingrédients :
– 1 c. à soupe de beurre de karité
– 1 c. à soupe de bicarbonate de soude alimentaire
– 1 c. à soupe d’huile de coco
– 1 c. à café bombée de fécule de maïs
– 5 gouttes d’huile essentielle de Tee Tree

Mettez dans un bol le beurre de karité, le bicarbonate de soude, l’huile de coco et la fécule de maïs, puis mélangez. Faites chauffer au bain marie en mélangeant, jusqu’à ce que le tout devienne liquide. Rajoutez les gouttes d’huile essentielles. Versez le tout dans un pot et mettez le au réfrigérateur pour qu’il se solidifie.
Je trouve que deux couches distinctes apparaissent, du coup je le mélangeais régulièrement jusqu’à ce qu’il soit complètement figé.
Une fois figé, j’ai placé le pot dans ma salle de bain. Il s’applique comme une crème, j’en mets très peu.

Et vous avez-vous déjà essayer le déodorant solide ou de le fabriquer vous-même ?

Préparer un anniversaire zéro déchet

Il y a quelques semaines ma fille a fêté son anniversaire avec ses copines et la famille. Je voulais bien sûr respecter notre mode de vie pendant les 2 fêtes.

Anniversaire avec les copines :
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On peut difficilement limiter les emballages cadeaux mais on peut maîtriser le reste. La majorité des parents m’avaient demandé ce que ma puce souhaitait, du coup elle n’a reçu que des cadeaux dans ses goûts, et certains venaient compléter son gros cadeau d’anniversaire de notre part.
Voici les petites astuces mises en place pour un goûter d’anniversaire ZD :
-Gâteau fait maison + bonbons achetés chez Day by Day + jus de fruits bio (emballage recyclable).
-Bougies Princesses Disney récupérées de l’année dernière. Je les conserves dans une boîte à bougies, j’en ai de toutes les couleurs des années précédentes.
-Pour les verres, assiettes, couverts et serviettes, j’ai pris dans nos placards. Comme ce n’était pas estampillé princesses ou autre. J’ai ressorti les petites figurines en papier que j’avais fabriqué l’année dernière pour la fête en famille. Elles ont fait sensation ! “Oh c’est trop beau”, “Moi je préfère celle-ci”…
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-Aux anniversaires des copains, les enfants reviennent avec un petit sac rempli de bonbons et babioles. Ils adorent mais moi je suis moins fan. J’ai expliqué ma démarche aux parents qui étaient plutôt d’accord avec moi.
J’ai dû me creuser la tête : dans quels contenants mettre les bonbons à emporter ? Quels petits jouets offrir ? Il faut bien animer un peu les 2 heures avec quelques jeux… J’ai réutilisé des petites pochettes papiers et emballages rigolos que j’avais gardé, j’en ai fabriqué. Chaque enfant avait un beau petit cadeau acheté en brocante (voitures et playmobil pour les garçons, bracelets/colliers/bagues pour les filles), une planche d’autocollants et quelques bonbons.
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Anniversaire avec la famille (plus simple à organiser) :
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-Gâteaux fait maison, bonbons achetés en vrac, jus de fruits dans des bouteilles en verre ou tetra pack. Je voulais faire des jus de fruits maison mais je n’ai pas eu le temps.
-Bougies récupées chaque année.
-On a toujours utilisé notre vaisselle pour ce genre d’invitations.
Pour que les invités reconnaissent leurs verres, on a des petits personnages rigolos en silicone qui se collent sur les verres. Ils se lavent et se réutilisent.
-Majorité des cadeaux achetés en seconde main sur internet ou en brocante.
-Emballages de récup, utilisation minimum de scotch.
Avec les enfants c’est difficile de garder les papiers des cadeaux déballés intactes, pourtant, en rangeant, j’ai eu la surprise d’avoir une pile bien pliée dans un coin. Ils  serviront à noël ou pour les découpages de ma fille.

Et vous comment organisez-vous l’anniversaire de vos ptit’s lous ? Quelle est votre alternative au sac de bonbons/babioles ? Aimez-vous quand votre enfant rentre avec ça des fêtes (ça m’intéresse)?

Comment le zéro déchet/minimalisme a commencé pour moi…

Le 13 août 2015 mon mari m’annonçait « La Terre a épuisé toutes ses ressources pour l’année 2015 et va commencer à puiser dans celles de 2016 ». Le « jour du dépassement » survient de plus en plus tôt chaque année. Inquiète, je m’étais dit « ok mais qu’est-ce que l’on y peut ? ».

En octobre 2015, je suis tombée sur un article Facebook qui m’a amené au livre de Béa Johnson. Voilà ce que je pouvais faire et l’aventure zéro déchet / désencombrement a commencé ! En me documentant, cela m’a aussi amené à enlever le plastique de ma cuisine et à le limiter dans ma maison. J’écrirai un autre article à ce sujet.

Au fil de la lecture du livre de Béa Johnson, je me suis dit que je ne pourrais jamais aller aussi loin, notamment pour la partie fêtes de Noël (emballer les cadeaux différemment, décorer un arbre autre qu’un sapin..). Finalement, 2 mois après notre Ficus était décoré aux couleurs de noël, les cadeaux emballés avec des emballages et papiers de récup ! Ca se fait naturellement si on croit à ce que l’on fait. Ce n’est pas toujours facile avec les proches mais l’idée fait son chemin.

Produits alimentaires
Me mettre au vrac à été facile, d’autant plus qu’une boutique éphémère Bio a ouvert pendant 4 mois à l’occasion de la COP 21. Ils vendaient des pochons en tissu. Ce qui m’a permis d’avoir un kit de vrac facilement. Ce qui a été le plus difficile c’était de vider mes placards des produits emballés accumulés, ça prend du temps. Petit à petit on fait de la place, on revient aux produits essentiels et les aliments sont plus visibles dans leurs pots en verre.

Pour les fruits, les légumes et le poisson  j’allais déjà au marché. J’ai expliqué ma démarche à mes deux maraîchers et au poissonnier qui l’ont bien accueilli.

Le fromager, charcutier et le volailler ont vite adopté ma façon de faire. Pour le boucher, il a fallu un temps d’adaptation. La conservation de la viande lui posait un problème, du coup, je l’achète pour manger le jour J ou je la congèle.

Maintenant, j’ai mon réseau et c’est compliqué pour moi quand je dois aller voir un nouveau commerçant. C’est souvent le cas pendant la période des vacances. Certains commerçants montrent qu’ils ne sont pas d’accord avec la démarche mais me servent selon mes contraintes. Quand je vois que l’on ne comprend pas ma démarche ou que je suis mal accueillie, je ne reviens pas.

Au début, je me suis dit que je n’arriverai pas à enlever certains péchés mignons de mes achats (gâteaux bio), finalement je n’en ai plus envie. Quand je rentre dans un magasin je ne vois que le vrac ou les seuls produits sur lesquels je ne fais pas d’impasse (beurre, jus de fruits, lait végétaux, lait, yaourts de brebis). Au début, on peut avoir l’impression d’avoir certaines privations ; au final, on trouve d’autres gourmandises plus saines (gâteaux fait maison, mangues séchées, noix de cajou…).

Produits ménagers
Je dirais que c’est le déclic le plus facile à avoir. On peut remplacer tous ces produits néfastes pour la santé avec une gamme restreinte de produits écologiques.
J’ai pris le parti de finir mes produits petit à petit avant d’en fabriquer d’autres. Je commence tout juste à en venir à bout.

Produits d’hygiène / cosmétique
Je finis mes produits accumulés.
Pour les produits d’hygiène, on a presque fini notre stock. On utilise un pain de savon ou du savon liquide que l’on achète en vrac. Pour le shampoing c’est encore en expérimentation (shampoing solide ou rechargeable). J’utilise des carrés démaquillant lavables.

 

La démarche zéro déchet c’est aussi changer les produits à usage unique par du réutilisable. J’ai trouvé ça long et onéreux (sur le coup). Ne pas hésiter à prendre son temps et à espacer les dépenses. De notre côté, la période de noël tombait à pic !

 

Du côté de mon mari…
Il a bien accepté la démarche dans l’idée mais ce n’était pas évident pour lui au quotidien. Il n’y pensait pas spontanément (refuser l’emballage du pain par ex) et certaines frustrations étaient trop présentes, ce qui ne l’aidait pas à être à fond dans la démarche. C’est souvent pour ce point-là que les gens n’osent pas s’y mettre, on me dit souvent « mais c’est beaucoup de contraintes et de privations, non ? ». Pour moi, non, mais je comprends que pour certaines personnes ce soit plus difficile.

Certains produits emballés sont restés le temps de trouver l’équivalant en vrac : paquets de cacahuètes, fromages doux, pack de bières, tablettes de chocolat, soda (rare), eau gazeuse… Certains sont encore de la partie mais on privilégie les emballages simples, recyclables.

Maintenant, il a adopté la démarche dans son ensemble même s’il reste réfractaire sur certains points, par contre il se débrouille très bien avec les nouveaux commerçants, ce qui m’arrange bien !

Limiter ses déchets en vacances

Quand tout est optimisé au quotidien pour réduire ses déchets, difficile d’obtenir la même efficacité en vacances. Je pars du principe de faire de mon mieux et qu’un petit peu est toujours mieux que rien. Voici donc quelques astuces…à adapter en fonction du mode de vacances.

A mettre dans ses valises
-Si on le peut, partir avec un kit de courses réduit. Le nôtre était : 2 pots en verre (type confiture), 5 tupperwares en verre (3 petits, 1 moyen, 1 grand), une dizaine de pochons.
Pensez aux pochons à vrac/sac en tissu qui se glissent facilement dans une valise, un sac à dos…
-un bac vide pour ramener les aliments à mettre au compost chez soi.
-les indispensables gourdes en inox
-un ou deux pains de savon
-un pot de confiture avec de la lessive maison. Vous pouvez aussi mettre de votre lessive classique, cela évitera de racheter un bidon.
-lingettes microfibres, ça ne prend pas de place et ça évite le rouleau d’essuie-tout.
-Si vous allez en location, on doit parfois emmener les draps, pensez aussi à prendre un petit kit de linge de maison qui ne prend pas tant de place que ça et qui vous sera bien utile : bavettes enfants, serviettes en tissu, torchons…

Pour nos vacances en famille (en France), on avait pris l’habitude d’emmener les indispensables (sopalin, mouchoirs, liquide vaisselle, papier de cuisson, film plastique, sacs poubelle…) pour ne pas gonfler la note, surtout que tous les produits étaient presque plein en partant. Ca ne nous change pas beaucoup d’emmener quelques objets de la maison, il n’y en a pas tant que ça en définitive.

Une fois sur place
Les fruits et légumes
-achetez bio pour pouvoir manger les légumes avec la peau
-limitez/évitez les légumes, fruits avec de nombreux déchets (genre artichauts, pastèque…)
-la dernière semaine de vacances, sortir son bac à compost

Crustacés, fruits de mer
Si vous ne pouvez pas éviter le sac plastique, vous pouvez le nettoyer, le laisser sécher et le réutiliser pour les courses suivantes.
Avec ces petites astuces, nous avons quand même réussi à limiter nos déchets. Il reste encore des points à améliorer, notamment les déchets que génèrent les repas de crustacés/fruits de mer !