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Madame Bocal


Jetable vs réutilisable

Avant même de parler de courses en vrac, privilégier le réutilisable permet de limiter sa production de déchets, de préserver les ressources de la planète et faire des économies. C’est assez efficace et plutôt ludique à mettre en place. Certaines avancées sont plus simples que d’autres, à vous de choisir ce qui est possible pour vous.

Voici quelques astuces pour remplacer les objets jetables par du durable…

Cuisine

kit zéro déchet cuisine

– Essuies-tout (sopalin) > ils peuvent être remplacés par des serviettes de table, bavoirs pour bébés, essuie-tout lavable, gant de toilette. Pour graisser une poêle ou un moule, on peut utiliser un pinceau de cuisine, carré de tissu lavable. Quand on renverse un liquide par terre, la serpillière est très pratique.

– Eponges > gant de toilette, carré éponge lavable, loofah (éponge végétale issue du fruit de la courge), tawashi (éponge réalisée à partir d’anciens vêtements), brosse coco (brosse réalisée avec les fibres de noix de coco), éponge métallique en paille de fer. Pour faire la vaisselle, on peut aussi utiliser une brosse en bois avec tête changeable et une éponge gratte-gratte fabriquée en matières recyclées.
– Film étirable > assiette, bees wrap (tissu enduit de cire d’abeille), serviette de table (pour emballer dès sandwich), couvercle en tissu, torchon.
– Papier d’aluminium > plat en verre pour les poissons au four, serviette en tissu ou wraps pour emballer un sandwich.
– Papier de cuisson > plaque en silicone, papier de cuisson non blanchi compostable.
– Assiettes en plastique > vraie vaisselle, assiettes en bambou, assiettes en plastique lavables. Je suis pour utiliser le moins de plastique possible mais, parfois cela peut être la solution la plus pratique, si vous faîtes souvent des soirées chez vous ou pour un goûter d’anniversaire… Le tout est de trouver une solution durable.
– Pailles > remplacez-les par des pailles en inox ou plastique lavable.
– Gobelets en plastique jetable > verre en verre, inox ou en plastique durable.
– Serviettes en papier > utilisez plutôt des serviettes de table.
– Bouteilles d’eau plastique > gourde en inox.
– Nappe en papier > nappe en tissu, sets de table.

Salle de bain

kit salle de bain zéro déchet

– Coton-tiges > oriculi 
Version compostable > cotons-tiges en papier avec la tête en coton bio non-blanchi.

– Mouchoirs en papier > mouchoirs lavables.
Version compostable > mouchoirs non blanchis en papier ou en matières recyclées.
– Cotons démaquillants > cotons lavables, éponge de konjac.
– Rasoir jetable > rasoir de sûreté ou rasoir avec uniquement la tête rechargeable.
– Lime à ongles jetable > lime à ongles en inox.

Les éléments compostables :
-Brosse à dents > brosse à dent en bambou compostable
-Fil dentaire > cure dents

Ménage

– Swifer > serpillière
– Lingettes parfumées > éponge / torchons pour le ménage + produit ménager

Courses

kit de courses zéro déchet– Sac en plastique > sac en tissu, sac solide des supermarchés.
– Nourriture emballée > courses en vrac dans des sacs en tissu. Si vous n’avez pas encore réussi à franchir le cap, pas de soucis, vous pouvez réutiliser les sacs craft dans lesquels vous mettez vos aliments.
– Pochons plastiques des centres commerciaux pour mettre fruits et légumes > sacs en tissu lavables. Quand je n’ai qu’un citron, tête d’ail ou régiment de bananes, je le prends sans sac et je colle l’étiquette dessus. Si la pesée se fait en caisse, la vendeuse le pèse comme ça sur sa balance.

Enfants

Couches > couches lavables
Carres de coton / lingettes bebe > cotons lavables, gant de toilette
Dosettes sérum physiologique > poire rhino horm junior (eau + sel de cuisine). Très efficace mais attention si votre enfant vous dit que cela lui mal aux oreilles. Pour l’avoir essayé cela peut remonter dans les oreilles. On peut à ce moment là mettre moins d’eau dans la poire afin de diminuer la pression. Je n’ai pas réitéré l’essai car mon fils fait des otites à répétition.

Ce sont des alternatives assez faciles à mettre en place chez vous, n’hésitez pas à le faire petit à petit. Cela peut aussi coûter un peu d’argent de s’équiper d’un coup.

Mes essais pour un dressing éco-responsable

Cette année je m’occupe de mon dressing ! J’ai besoin d’un renouveau dans ma garde robe, relativement minimaliste. Ayant surtout des basiques, je souhaite trouver des pièces originales et tendances. J’ai déjà fait plusieurs essais pas encore très concluants… mais je ne baisse pas les bras et continue mes recherches. En attendant, je vous laisse découvrir mes 3 essais, ça vous inspirera peut-être.

Vide dressing entre copines
Ça fait plus d’un an que j’avais trié mes vêtements en vu d’un vide dressing avec des amies. 4 d’entre elles étaient partantes et disponibles pour un apéro / vide dressing. Une vague de vêtements a envahi mon salon et chacune a pioché ce qu’elle voulait avec plus ou moins de succès. Cela permet d’oser essayer des pièces que l’on ne tenterait pas forcément en boutique. J’ai choisi 1 T.shirt noir, 1 haut à manche courte bleu en coton et un débardeur violet esprit lingerie, mon préféré. Je n’y ai pas trouvé les pièces originales recherchées mais je retenterai l’expérience avec plaisir. Moment très sympa entre filles !

Site d’occasion en ligne
J’ai du mal à franchir le cap des vêtements d’occasion pour 2 raisons : porter un habit déjà porté par un inconnu, ne pas pouvoir l’essayer. Ces plateformes regorgent de pièces neuves ou peu portées, en revanche j’ai besoin de les essayer. J’ai tout de même tenté l’expérience en m’inscrivant à 3 boutiques d’occasion en ligne et en choisissant des vêtements plus facile à choisir à distance… raté ! Du coup je me retrouve avec une veste et un manteau trop grands. Je n’avais jamais porté ces marques là, ça n’aide pas à connaître sa taille ; dommage, car ce sont de belles pièces. Je compte les revendre et réessayer.
Dès que mes tentatives seront plus avancées, je partagerai un article sur ces 3 boutiques en ligne, complémentaires.

Boutique Ekyog sur Paris
J’ai épluché les blogs, sites, boutiques en ligne de marques éco-responsables, et c’est la marque Ekyog qui m’a plu de suite : tendance, belles coupes, originale. Étant donné que je cherche des pièces qui vont donner du pep’s à mon dressing c’est parfait ! En revanche… j’ai toujours besoin d’essayer. Ça tombe bien, il y a des boutiques sur Paris. Je suis allée faire un petit tour pendant les soldes où les prix sont abordables mais je n’ai rien acheté. Il y a moins de choix qu’en ligne bien sûr mais il y avait un panel sympa, dont  les modèles que j’avais repérés. Seul soucis, ça n’allait pas avec ma morphologie.
Dans cette même rue , j’ai découvert plusieurs boutiques sympas de marques françaises : des petits hauts, Marie Sixtine, Cotélac, Héroïnes.

Je continue mes recherches et vous en fais part bientôt.

Mini-défi du mois de janvier

Petit défi pour cette semaine : refusez ces fameuses pailles qui polluent les océans et causent des dommages sur les animaux marins.
C’est un de mes défis perso cette année : y penser au moment de la commande quand je vais boire un verre avec une copine ou que l’on va au restaurant avec les enfants. Je ne suis tellement pas habituée à boire avec une paille, que j’oublie tout le temps que les restaurants et bars en mettent partout !
J’y pense quand l’on prévoit un pique-nique ou d’aller acheter aux enfants leurs jus frais préférés ; je prévois les verres réutilisables et les pailles en inox.

Si avoir une paille en inox dans son sac est contraignant pour vous et que vous aimez boire votre cocktail avec une paille, pensez à limiter la casse :
– demandez une seule paille au lieu de deux,
– si vous reprenez un 2ème verre gardez la première paille et demandez à ce qu’ils n’en mettent pas dans le prochain verre.

J’espère que les astuces du mois de janvier vous ont permises de faire un premier pas vers la réduction d’objets / déchets inutiles. Au mois de février, on essaie de réduire notre consommation quotidienne. Pour les inscrits à l’astuce de la semaine, vous recevrez le premier mail la semaine prochaine !

( Si vous voulez plus d’informations sur la journée internationale sans paille, les voici baslespailles.org )

Astuce 3… pour une année 2018 plus responsable !

Refuser les objets jetables chez les commerçants n’est pas toujours chose facile… on a le droit aux mines étonnées, aux “mais c’est gratuit”… mais il faut essayer, se lancer. Vous ne le sentez pas cette fois-ci ? Pas grave, vous essayerez la prochaine fois !

La clef c’est d’expliquer la démarche en quelques mots “pour des raisons écologiques, je ne souhaiterai pas de……..”. Pas toujours facile de perdre 2 secondes à expliquer alors que le vendeur est déjà en train de placer couverts et serviettes jetables au fond du sac. J’explique souvent la raison à la fin de ma demande, surtout si j’aperçois la mine déconfite du vendeur.
Acheter un repas à emporter dans un tuperwear en inox demande de l’organisation et, surtout, d’oser ignorer le regard des autres, en revanche toujours “limiter la casse” est un automatisme qui se prend vite.
Voici quelques exemples :
-Vous n’achetez qu’un dessert en boulangerie et votre lieu de travail est à 5 mn… Prenez le à la main et refusez le sac pour le transporter.
(Je l’ai encore fait il y a deux jours, aucun soucis avec celle qui m’a servit mais ce geste m’a valu le regard ahuri de sa collègue).
-Vous achetez à emporter pour manger au travail… Refusez serviette en papier et couverts en plastique et prévoyez la version durable au bureau. Souvent je dois expliquer avec un “j’ai tout ce qu’il faut au bureau”. Et à force d’y retourner, les commerçants s’habituent.
-Vous achetez un plat dans un restaurant japonais pour dîner chez vous… refusez baguettes, serviettes, menu du restaurant. Privilégiez les baguettes lavables. Avec tout les barquettes en plastique, c’est toujours ça de gagner. Vous pouvez aussi le préciser lorsque que vous commandez à emporter par téléphone. Ce n’est pas forcément respecté mais ça ne coûte rien d’essayer.
On peut aussi faire attention au sur-emballage inutile : une part de tarte dans un papier craft épais + sac craft, un sandwich et un petit pain aux olives dans deux emballages différents alors qu’ils tiennent très bien dans un grand.
Le sur-emballage et tous ces objets jetables sont tellement ancrés dans nos habitudes que les commerçants sont  vite déconcertés, mais je me dis qu’à chaque fois que j’ose le faire, je véhicule l’idée petit à petit.

 

N’oubliez pas de vous inscrire à l’astuce de la semaine, si cela vous intéresse, afin de les recevoir par mail dès février. Une newsletter accompagnera l’astuces avec de nombreux conseils pour aller un peu plus loin si vous souhaitez. Comme ça chacun avance à son rythme.

Astuce 2… pour une année 2018 plus responsable !

On continue avec les refus de publicités papier, d’objets publicitaires, gratuits…
Si, comme nous, les prospectus publicitaires vont directement à la poubelle, le “stop pub” est un bon moyen pour réduire considérablement le contenu de sa poubelle jaune ! Si cela vous sert pour les promos des supermarchés, gardez cette astuce pour plus tard.
Vous pouvez en trouver sur internet ou l’écrire directement sur une feuille de brouillon et le coller sur la boîte aux lettres.

Profitez-en pour refuser l’attraction des objets gratuits (stylos, échantillon de parfum, nouveau produit alimentaire a tester…). Avant le mot “gratuit” me mettait en pilotage automatique direction la personne qui les distribuait, et je me retrouvais à attendre mon tour afin de recevoir le bien si précieux… au cas où. Maintenant je refuse avec un sourire ou passe devant sans y faire attention. C’est un déclic à avoir, chacun avance à son rythme. On a déjà tellement de choses à la maison, c’est ça de moins à ranger.

Le dernier objet gratuit que j’ai accepté, était un étui a m&m’s en inox, donné suite à l’achat d’un paquet de m&m’s dans une aire d’autoroute, cet été. Sur le coup, je n’ai pas réussi à le refuser. Je trouve ça plus difficile quand c’est un cadeau lié à un objet que l’on achète, le vendeur dégaine systématiquement le “mais madame, c’est gratuit”.
J’ai voulu aller le rendre mais le regard des autres et le “au cas où” m’ont arrêté. Il vient de finir dans la caisse “a donner”… Il m’aura servit à comprendre que la prochaine fois, je le refuserai. Et finalement la formule “c’est gentil mais on a déjà suffisamment de choses à la maison” fonctionne assez bien. Essayez !

Le point plus difficile à mettre en place est le refus des babioles inutiles données aux enfants : petit sac d’anniversaire, prospectus pris à la pharmacie, ballon donné lors d’un tour de manège…mais en l’expliquant aux enfants, l’idée fait son chemin doucement.

C’est parti pour… découvrir une astuce par semaine afin limiter sa production de déchets !

Quand on parle de zéro déchet on pense tout de suite aux achats en vrac, tout cuisiner et faire ses produits soi-même, mais il y a plein de petits gestes au quotidien qui passent inaperçus et qu’il est facile d’éviter. Avant de parler de la partie courses / nourritures, avançons en douceur, en parlant de consommation éco-responsable, vie plus simple / minimaliste , réduction de notre empreinte écologique pour arriver progressivement au cœur du zéro déchet. Pour les plus avancés, ça peut toujours être utile et n’hésitez pas à partager vos astuces et expérience.

Chaque semaine, vous découvrirez une nouvelle astuce concrète et on finira le mois avec une petite astuce-défi. On commence très doucement au mois de janvier, en apprenant à refuser à son rythme. Ce mois-ci, je posterai les 4 astuces dans le fil d’actualité. Pour la suite, vous pouvez vous inscrire afin de recevoir l’astuce de la semaine par mail et de nombreux conseils qui compléteront les astuces si vous souhaitez aller plus loin (en haut de la colonne de droite).
Vous pourrez bien entendu les retrouver dans l’onglet “astuces” du blog et sur les réseaux sociaux.

L’idée c’est de vous aider à réduire votre empreinte écologique pas à pas. Vous pouvez suivre les astuces les unes après les autres, ou ne mettre en place que celles qui vous parlent.

Pour la mise en place de ces astuces/défis, voici les 4 livres dont je me suis inspirée : Zéro Déchet de Béa Jonhson, Ze Guide de la Famille (presque) Zéro Déchet, La Magie du rangement de Marie Kondo, Le Guide écofrugal de Philippe Levêque.

Présentation rapide du zéro déchet
On ne parlera pas que “zéro déchet” mais je m’en suis fortement inspirée donc voici une petite présentation rapide en un visuel simple et efficace.

En janvier
Commençons par refuser. Dire “non” peut être délicat en société pour ne pas blesser les gens ou passer pour un(e) asocial(e) mais certains refus sont plus faciles à mettre en place avec le sourire ou en expliquant notre démarche.
Faire attention à ce qui rentre chez soi aide vraiment à limiter sa production de déchets et à gagner du temps en rangement !

Astuce 1

C’est la première astuce que j’avais posté l’année dernière ; je trouve que c’est une bonne astuce pour commencer, facile pour refuser le papier et collecter une information.
Refuser les publicités distribuées dans la rue, qui finissent souvent dans la poubelle à 200 mètres ou en boule dans nos poches, est un geste qui ne réduit pas notre confort de vie mais réduirait considérablement le gaspillage des ressources. La fabrication de papier exige en effet de grandes quantités d’eau et d’énergie, ainsi que de nombreux produits chimiques. On estime qu’il faut 300 000 litres d’eau et l’équivalent énergétique de 2 000 litres de pétrole pour produire environ 1 tonne de papier (source quechoisir.org).
Alors pourquoi gâcher des ressources pour ne pas être lu ? Pour aider la personne qui les distribue à finir ses piles de prospectus ? Avant de prendre conscience de tout ça, je le faisais pour cette raison, maintenant je me dis qu’à force de petits gestes les choses peuvent changer et être faites autrement.
Je refuse également les journaux gratuits dans les transports en commun, je peux trouver l’information sur les journaux en ligne.

Beaucoup de prospectus ou carte de visites peuvent être pris par politesse ou habitude. Prendre en photo peut être une solution pour ne pas froisser la personne et avoir l’information. Idem pour les tickets de caisse, je les refuse, les prends en photo. Si j’ai besoin de les prendre pour mes comptes, je me sers du verso comme liste de courses. Je vous l’accorde c’est un détail mais je reste convaincue qu’il n’y a pas de petits gestes, surtout si ce geste est multiplié par le nombre de consommateurs.

En tout cas, j’espère que ce que je vous ai concocté vous plaira, n’hésitez pas à vous inscrire pour recevoir ces astuces.

(Le problème d’inscription à l’astuce de la semaine est résolu.)

Astuces et mini-défis en préparation pour 2018

Quand j’ai commencé cette aventure zéro déchet, une tornade s’est abattue sur notre appartement, il me fallait tout changer, tout de suite. J’avais besoin de faire les choses à fond, c’était une telle évidence ! Je vivais, respirais, dormais zéro déchet.
En revanche, Monsieur était convaincu par l’idée mais dans la pratique ça a été une autre histoire… Difficile de faire des compromis pour lui, surtout côté nourriture. Il était plein de bonne volonté mais n’y pensait pas spontanément pour les gestes du quotidien, refuser le jetable par exemple. On a dû trouver de nombreuses adaptations, j’ai dû m’assouplir un peu et ralentir la cadence, et monsieur a fait certaines concessions. Avoir un “réfractaire” à la maison m’a fait redoubler d’inventivité afin de satisfaire les 2 partis.

Dans mes échanges avec mon entourage (en général avec des parents d’enfants en bas âge), la phrase suivante revenait souvent “je voudrais m’y mettre mais ça me semble compliqué, inabordable et ça prend trop de temps” ou encore “je n’ai pas envie de me priver, d’avoir de contraintes”.
J’ai créé mon blog afin d’accompagner les gens dès le début de leur démarche, de montrer que le zéro déchet peut être abordable pour tous et que l’on peut se faire plaisir tout en consommant plus responsable. C’est sauter le pas qui est difficile, changer ses habitudes…
Je ne peux pas compter mes poubelles en bocaux, comme beaucoup de blogueurs, car je dois prendre en compte les limites des autres habitants de la maison mais on a considérablement réduit notre production de déchets, c’est le principal. Ce que j’ai appris grâce à Monsieur : ça arrive d’avoir des loupés, ce n’est pas grave ! Chacun met son “curseur” là où il peut / veut, il n’y a pas de petits gestes.
Chez nous, on a du mal à imposer notre mode de vie à tous les invités qui ramènent gentiment petites attentions et cadeaux ; les plus proches sont prévenus et s’adaptent avec bienveillance…mais ça viendra. Un pas après l’autre.

Cette année, pour vous accompagner pas à pas, j’avais préparé un petit programme d’astuces et de défis quotidiens….mais je n’ai jamais trouvé le temps de le mettre correctement en place. C’est décidé, je vous mets ça en place dès janvier ! On fait le ménage dans l’onglet astuces et on recommence, d’autant plus que c’est l’une des pages les plus consultées.
J’espère que ça vous plaira.

Idées reçues sur le zéro déchet

Certaines questions reviennent souvent quand mes proches découvrent mon mode de vie. Vous vous les posez peut-être aussi, alors voici quelques débuts de réponse.
Je vais surtout parler de courses et de nourriture, ce qui demande le plus d’adaptation.

“Comment tu fais…ça doit te prendre beaucoup de temps ?”
Au début, cela prend du temps de s’équiper, réorganiser sa maison, changer ses habitudes, désencombrer…moi j’adore, donc ça ne me gêne pas mais poser les bases prends du temps.
Ensuite, on s’organise et réorganise son temps. On passe moins de temps dans les magasins ou devant la télé, on réalise plusieurs plats en même temps, on augmente les quantités (gâteaux, desserts). On développe une base de recettes simples et efficaces, des astuces quand on a pas envie de cuisiner.
C’est un plaisir de redécouvrir le goût de certains aliments, de savoir ce que l’on mange et d’adapter les recettes en fonction de nos goûts. Cuisiner avec les enfants peut être aussi un plaisir, même si pour l’instant c’est loin d’être le cas chez nous.

“Il faut tout une organisation.”
Il faut être organisé mais on prend vite le pli, question d’habitude. Pour les courses, certains ont un kit rangé dans le placard, toujours prêt à être dégainé. En ce qui me concerne, je le constitue à chaque course en fonction de ce que je compte acheter (fruits qui tachent, fromage râpé, poisson entier, olives…). Mon kit de courses diffère aussi en fonction du lieu où je vais : marché, magasin bio, day by day. Maintenant, j’ai l’habitude, je prends 5 mn pour tout préparer.
C’est sûr que les jours des courses sont prévus à l’avance, enfin…c’est le cas, depuis que j’ai des enfants. Si je souhaite faire des courses en sortant du travail, je prévois un kit de pochons en tissu que j’emmène avec moi. Lors d’une kermesse des enfants, je glisse 4 gobelets, 2 assiettes réutilisables, 2 serviettes de table et le tour est joué ! J’ai toujours un pochon et/ou un sac en tissu sur moi. Tous ces gestes deviennent des réflexes.
Ce qui peut sembler complexe, c’est pour la vente à emporter. On amène nos contenants. Un soir, si on a envie d’un plat à emporté, je rentre chercher ce qu’il faut.
Tout n’est pas obligé d’être changer de suite, faites les choses petit à petit et ce point la viendra peut être un jour naturellement.

“J’ai besoin de souplesse, avec le zéro déchet pas de place pour l’imprévu.”
Il y a certaines situations plus compliquées… mais il y a toujours une solution. Voici quelques exemples.
– Apéro improvisé un samedi soir avec des amis, on a rien dans les placards.
Mode de vie classique : on file dans un supermarché acheter une dizaine de choses toutes faites (houmous, guacamole, bouchées apéritives, chips…).
Mode de vie zéro déchet : on prend un kit de pochons et on file au magasin bio. On peut acheter des choses simples à grignoter : melon, tomates cerises, concombre, gâteaux d’apéritif en vrac, préparations dans des bocaux en verre, pain…
Il y a toujours des solutions pour limiter les emballages, les produits industriels ou non français.
– On a besoin de manger dehors avant un rendez-vous, activité ou autre…? On sort le pochon en tissu que l’on a dans notre sac pour acheter un sandwich ou on mange sur place chez un traiteur.
Après, le zéro déchet ne concerne pas que les repas, c’est une façon de vivre qui touche tous les domaines du quotidien : refuser une serviette en papier, acheter d’occasion au maximum (jouets, habits, mobilier…), remplacer les objets jetables par du réutilisable (serviettes de table, essuie-tout, éponge, film plastique, sac pour les courses, cotons démaquillant…), consommer moins, ne plus utiliser de produits toxiques pour le ménage…

“Je ne supporterais pas le regard des autres”
Mon mari n’y fait pas attention, moi j’ai du mal à changer de commerçants à cause de ce fameux “regard des autres”. Mais je prends sur moi et je me lance, en général je suis bien reçue par le commerçant. Je ne m’attarde pas à regarder les réactions des gens, je n’embête personne, je fais juste les choses différemment ! Je surprends les gens et on se rappelle de moi, ça c’est sûr. Ce qui me touche parfois c’est le regard d’un commerçant dubitatif pour le refus d’une serviette en papier ; bizarrement ce qui passe le mieux ce sont les achats en vrac dans les bocaux en verre ou pochons en tissu. J’ai souvent des encouragements à ce sujet.
Petit conseil toujours expliquer pourquoi avec une phrase simple : “par soucis écologique”, “rien de jetable svp”.

J’espère que cet article vous aura donner envie de vous y mettre petit à petit, amener des réponses ou simplement rappeler des situations similaires.

Opération démaquillage écolo

En début d’année, j’ai annoncé que je m’occuperai de la salle de bain. Après un grand tri pour notre déménagement, je n’ai pas encore pris le temps de m’y pencher. En attendant de m’y remettre après les vacances, je vais vous donner mes astuces pour un démaquillage le plus naturel possible, sans remplir sa poubelle.
Début d’année 2016, j’ai adopté des cotons démaquillants lavables, depuis ils me suivent partout. Mais ils grisonnent vite et les tâches de maquillage ne partaient pas forcément au lavage. Après plusieurs tentatives ratées, j’ai trouvé la bonne combinaison ! Avant de les passer en machine, je les frotte avec un savon détachant ; la tâche s’en va presque sous mes yeux. Un coup en machine et ils ressortent bien propres. De temps en temps je les entretiens avec la recette si dessous.

Pour me démaquiller, je me munis d’un coton lavable et de ma lotion faite maison… et le tour est joué.

Blanchir et nettoyer les cotons démaquillant lavables :
(Recette de Chloé, blogueuse www.myslowlife.fr)
– 2 cuillères à soupe de percarbonate de soude pour blanchir
– 1 cuillère à soupe de cristaux de soude pour enlever les résidus de gras
– 1 goutte d’huile essentielle de Tea tree pour désinfecter
+ Et de l’eau bien chaude pour dissoudre le tout.
Laissez tremper 12 à 24 h selon l’état des cotons puis lavez en machine.

Démaquillant :
Mélangez 2/3 d’eau et 1/3 d’huile végétale dans un petit flacon. Secouez bien avant utilisation et cela fonctionne très bien.
Dans mes placards j’ai retrouvé de l’huile de noyaux d’abricot mais vous pouvez utiliser celle que vous voulez.
J’avais commencé par de l’huile pure. Ensuite j’ai mis moitié eau / moitié huile, puis j’ai encore diminué la quantité d’huile et cela démaquille aussi bien. Certaines ne supportent pas les lotions trop grasses, à vous de faire vos essais.

Comment se passer de filtre à café

Fin 2015, une tornade s’est abattue sur notre appartement emportant tous les emballages, éléments jetables, objets en plastique… et nos anciennes habitudes. Les enfants l’ont très bien vécu mais Monsieur moins… du coup, sur certains points, j’ai cherché vraiment la bonne solution en consultant Monsieur avant de changer.

Ayant un grand consommateur de café a la maison, j’ai cherché une solution zéro déchet à ce filtre qui se retrouvait systématiquement dans le bac de compost. Au passage, je n’étais pas sûre que celui-ci soit bon pour le sol…d’autant plus que l’on utilise des ressources pour le fabriquer. Apres avoir proposé plusieurs solutions refusées par Monsieur, il a validé le percolateur et celui-ci est arrivé chez nous pour Noël, d’occasion bien sûr !

Je vous propose donc une petite sélection de solutions pour réaliser un café zéro déchet chez soi.

Cafetière à l’italienne
Elle se compose de deux parties séparées par un filtre dans lequel on place le café. Dans la partie basse on met de l’eau, puis on place le tout sur la cuisinière. En chauffant l’eau remonte sous forme de vapeur sous-pression qui en traversant le filtre se mélange au café moulu. Le café remonte par la cheminée centrale et sort en fontaine dans la partie haute. On peut alors servir plusieurs cafés.
crédit photo : bird on the wire

Cafetière à dépression
On remplit le bocal inférieur d’eau. On met du café dans la partie supérieure appelé “tulipe” avec ou sans filtre en tissu ou inox, puis on la place sur la partie inférieure. On pose la cafetière sur une source de chaleur (plaque électrique, gaz ou lampe à alcool). Au bout de quelques minutes, l’eau chaude du bocal inférieur monte dans la tulipe et se mélange au café moulu. Lorsqu’il n’y a presque plus d’eau dans la partie basse, on coupe la source de chaleur. Le café va redescendre dans le bocal inférieur par le tube central. Le café est prêt.
crédit photo : pinterest

Cafetière à piston
Elle permet d’obtenir un café plutôt léger avec beaucoup d’arômes. On est dans une infusion de café. Il faut utiliser un café grossièrement moulu.
On met le café dans le fond de la cafetière, ensuite on verse l’eau chaude (pas bouillante) et on laisse infuser le café pendant 5 mn. Une fois l’infusion faites, on remet le couvercle, puis on appuie doucement et progressivement sur le piston jusqu’au fond. Le café moulu va rester “bloqué” au fond de la cafetière.
crédit photo : Maxicoffee.com

Filtre à café en tissu lavable et réutilisable
L’utilisation est très simple, il s’utilise comme un filtre à café jetable. Après usage, on met de côté le marc de café, on rince le filtre sous l’eau et on le met à sécher. Au fil des utilisations, il se colore mais cela n’altère en rien celui-ci.
Privilégiez les filtres en coton biologique. Il y en a sur la boutique en ligne de sakaïdé (boutique.sakaide.fr).
crédit photo : sakaïdé

Filtre à café en inox
Même principe qu’en tissu. En revanche, cela peut donner un goût au café.

Percolateur
Il y a un réservoir d’eau que l’on remplit. On met le café dans le porte filtre, et on lance la machine. Il y a de multiples modèles  : automatique, à pompe, combiné, à pression, pour café moulu, dosettes, café en grains…
N’ayant qu’un consommateur de café à la maison, cette solution s’est avérée parfaite. Quand on reçoit du monde, ça ne pose aucun soucis, on prépare les cafés un par un, d’ailleurs nos invités aiment se le préparer.
Le marc de café se retrouve aux pieds des rosiers ou dans les canalisations.
crédit photo : Delonghi

 

Et vous, qu’utilisez vous chez vous ?