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Madame Bocal


Un dressing minimaliste

Avant de me lancer dans cette aventure zéro déchet, je me rendais bien compte que les placards des enfants étaient trop remplis ou que le tiers de mon dressing était inutile, mais impossible de trier les vêtements “trop mignons” des enfants et d’enlever mes “vêtements au cas où”. En lisant le livre de Béa Johnson, j’ai eu un vrai déclic pour les objets, en revanche impossible de faire un tri dans les vêtements.
1ère solution : acheter moins pour les enfants et ne plus rien acheter pour moi.
Ensuite, j’ai essayé plusieurs techniques. J’ai d’abord disposé des petits papiers dans chacun de mes vêtements pliés et retourné tous les cintres. Le but était d’enlever au bout de 2 mois les vêtements qui étaient encore à l’envers sur les cintres ou avec leurs papiers. Ca a assez bien fonctionné mais pas assez, les “vêtements au cas où” gardaient leur place dans mon placard.

Un jour une de mes amies m’a parlé du livre de Marie Kondo. Monsieur me l’avait offert mais je ne l’avais jamais lu, c’était l’occasion ! Avant que je me mette à la lecture, mon amie m’a dit une chose qui a fait tilt : lorsque tu ouvres ton dressing il faut que tu te dises “waouuuu !”. Je ne peux pas expliquer ce que j’ai ressenti mais c’était exactement ça ! Il fallait que j’aime vraiment chaque pièce de mon dressing minimaliste et que ça éveille un sentiment positif en moi. Le lendemain j’étais en train de mettre tous les vêtements à post-it dans une caisse. Maintenant, lorsque j’ai un doute c’est direction la caisse à la cave.
Comme j’ai du mal à franchir le pas des vêtements d’occasion pour moi, j’ai continué à ne presque rien acheter. En 2 ans j’ai acheté 2 T.shirts et une paire de baskets neuves. Depuis octobre 2017, mon dressing s’essouffle et j’ai moins de plaisir à m’habiller. Du coup, en décembre, j’ai craqué sur 1 haut, 1 pantalon et 2 paires de chaussures, le tout neuf bien sûr…

J’ai du mal à franchir le pas de vêtements d’occasion (pour moi) pour deux raisons : vêtements déjà portés par un inconnu, on les trouve surtout sur des plateformes en ligne et j’ai besoin d’essayer un vêtement. Sur les plateformes en ligne, on y trouve de nombreux vêtements neufs ou peu portés, ça résout le premier point négatif, reste le problème de ne pas pouvoir essayer. Sur videdressing.com on peut acheter, essayer et renvoyer l’article si ça ne convient pas, sauf que ça prend du temps.

Cette année je me penche sur l’achat de vêtements éco-responsable, d’occasion (en boutique et en ligne), et l’organisation de vide-dressing entre copines… Je teste et je vous raconterai mes essais dans la catégorie journal de bord !

Astuce 2… pour une année 2018 plus responsable !

On continue avec les refus de publicités papier, d’objets publicitaires, gratuits…
Si, comme nous, les prospectus publicitaires vont directement à la poubelle, le “stop pub” est un bon moyen pour réduire considérablement le contenu de sa poubelle jaune ! Si cela vous sert pour les promos des supermarchés, gardez cette astuce pour plus tard.
Vous pouvez en trouver sur internet ou l’écrire directement sur une feuille de brouillon et le coller sur la boîte aux lettres.

Profitez-en pour refuser l’attraction des objets gratuits (stylos, échantillon de parfum, nouveau produit alimentaire a tester…). Avant le mot “gratuit” me mettait en pilotage automatique direction la personne qui les distribuait, et je me retrouvais à attendre mon tour afin de recevoir le bien si précieux… au cas où. Maintenant je refuse avec un sourire ou passe devant sans y faire attention. C’est un déclic à avoir, chacun avance à son rythme. On a déjà tellement de choses à la maison, c’est ça de moins à ranger.

Le dernier objet gratuit que j’ai accepté, était un étui a m&m’s en inox, donné suite à l’achat d’un paquet de m&m’s dans une aire d’autoroute, cet été. Sur le coup, je n’ai pas réussi à le refuser. Je trouve ça plus difficile quand c’est un cadeau lié à un objet que l’on achète, le vendeur dégaine systématiquement le “mais madame, c’est gratuit”.
J’ai voulu aller le rendre mais le regard des autres et le “au cas où” m’ont arrêté. Il vient de finir dans la caisse “a donner”… Il m’aura servit à comprendre que la prochaine fois, je le refuserai. Et finalement la formule “c’est gentil mais on a déjà suffisamment de choses à la maison” fonctionne assez bien. Essayez !

Le point plus difficile à mettre en place est le refus des babioles inutiles données aux enfants : petit sac d’anniversaire, prospectus pris à la pharmacie, ballon donné lors d’un tour de manège…mais en l’expliquant aux enfants, l’idée fait son chemin doucement.

C’est parti pour… découvrir une astuce par semaine afin limiter sa production de déchets !

Quand on parle de zéro déchet on pense tout de suite aux achats en vrac, tout cuisiner et faire ses produits soi-même, mais il y a plein de petits gestes au quotidien qui passent inaperçus et qu’il est facile d’éviter. Avant de parler de la partie courses / nourritures, avançons en douceur, en parlant de consommation éco-responsable, vie plus simple / minimaliste , réduction de notre empreinte écologique pour arriver progressivement au cœur du zéro déchet. Pour les plus avancés, ça peut toujours être utile et n’hésitez pas à partager vos astuces et expérience.

Chaque semaine, vous découvrirez une nouvelle astuce concrète et on finira le mois avec une petite astuce-défi. On commence très doucement au mois de janvier, en apprenant à refuser à son rythme. Ce mois-ci, je posterai les 4 astuces dans le fil d’actualité. Pour la suite, vous pouvez vous inscrire afin de recevoir l’astuce de la semaine par mail et de nombreux conseils qui compléteront les astuces si vous souhaitez aller plus loin (en haut de la colonne de droite).
Vous pourrez bien entendu les retrouver dans l’onglet “astuces” du blog et sur les réseaux sociaux.

L’idée c’est de vous aider à réduire votre empreinte écologique pas à pas. Vous pouvez suivre les astuces les unes après les autres, ou ne mettre en place que celles qui vous parlent.

Pour la mise en place de ces astuces/défis, voici les 4 livres dont je me suis inspirée : Zéro Déchet de Béa Jonhson, Ze Guide de la Famille (presque) Zéro Déchet, La Magie du rangement de Marie Kondo, Le Guide écofrugal de Philippe Levêque.

Présentation rapide du zéro déchet
On ne parlera pas que “zéro déchet” mais je m’en suis fortement inspirée donc voici une petite présentation rapide en un visuel simple et efficace.

En janvier
Commençons par refuser. Dire “non” peut être délicat en société pour ne pas blesser les gens ou passer pour un(e) asocial(e) mais certains refus sont plus faciles à mettre en place avec le sourire ou en expliquant notre démarche.
Faire attention à ce qui rentre chez soi aide vraiment à limiter sa production de déchets et à gagner du temps en rangement !

Astuce 1

C’est la première astuce que j’avais posté l’année dernière ; je trouve que c’est une bonne astuce pour commencer, facile pour refuser le papier et collecter une information.
Refuser les publicités distribuées dans la rue, qui finissent souvent dans la poubelle à 200 mètres ou en boule dans nos poches, est un geste qui ne réduit pas notre confort de vie mais réduirait considérablement le gaspillage des ressources. La fabrication de papier exige en effet de grandes quantités d’eau et d’énergie, ainsi que de nombreux produits chimiques. On estime qu’il faut 300 000 litres d’eau et l’équivalent énergétique de 2 000 litres de pétrole pour produire environ 1 tonne de papier (source quechoisir.org).
Alors pourquoi gâcher des ressources pour ne pas être lu ? Pour aider la personne qui les distribue à finir ses piles de prospectus ? Avant de prendre conscience de tout ça, je le faisais pour cette raison, maintenant je me dis qu’à force de petits gestes les choses peuvent changer et être faites autrement.
Je refuse également les journaux gratuits dans les transports en commun, je peux trouver l’information sur les journaux en ligne.

Beaucoup de prospectus ou carte de visites peuvent être pris par politesse ou habitude. Prendre en photo peut être une solution pour ne pas froisser la personne et avoir l’information. Idem pour les tickets de caisse, je les refuse, les prends en photo. Si j’ai besoin de les prendre pour mes comptes, je me sers du verso comme liste de courses. Je vous l’accorde c’est un détail mais je reste convaincue qu’il n’y a pas de petits gestes, surtout si ce geste est multiplié par le nombre de consommateurs.

En tout cas, j’espère que ce que je vous ai concocté vous plaira, n’hésitez pas à vous inscrire pour recevoir ces astuces.

(Le problème d’inscription à l’astuce de la semaine est résolu.)

Désencombrement de ma salle de bain

On déménage dans quelques jours, du coup j’ai décidé de n’emporter que l’essentiel (selon nous) mais vous allez voir c’est déjà énorme. C’est fou tout ce que l’on peut avoir chez soi. En 2016, j’avais déjà fait un premier désencombrement. Voici ce qu’il reste après la 2ème vague de tri…

Dans la douche :
– Savon liquide et shampoing acheté en vrac, un pain de savon d’Alep, un shampoing solide.
Un shampoing Head&shoulders que j’économise (Je n’ai pas trouvé l’équivalent en vrac ou bio mais je vais continuer mes recherches car celui est presque terminé).
On a enfin terminé les multiples flacons de shampoing et gels douche de grandes surfaces ou bio, que l’on avait en réserve.

Pour les dents :
– Brosse à dents en plastique pour Monsieur et les enfants, brosse à dents en bambou pour moi.
– Dentifrices acheté en magasin bio.
Je n’ose pas le faire moi même. En général, on en met beaucoup moins pour qu’il dure plus longtemps. J’achète des grands formats quand le prix reste accessible.
– Bouteille de bain de bouche pour Monsieur acheté en grande surface. Il faudrait que je me penche sur la question.

Affaires de monsieur : déodorants, gels, rasoirs, crèmes, bain de bouche, parfums…
Rien a changé pour lui. Il accepte déjà l’ouragan qui s’est abattu sur l’appartement depuis un an donc je le laisse respirer sur ce sujet. Seule suggestion émise pour sa santé…qu’il essaie de regarder dans les magasins bio pour voir si des équivalents conviendraient.

Mes affaires :
– Gros tri dans le maquillage, achat de maquillage bio. Ma trousse simplifiée : nouvelles acquisitions bio (4 fards à paupières, un mascara noir, 3 rouges à lèvres), anciens produits gardés en attendant de trouver l’équivalence (1 fard à paupières et 4 rouges à lèvres), 1 grand pinceaux et un petit set de 4 pinceaux.
Objets en trop : J’ai donné le reste de mon maquillage, beaucoup était à peine utilisé.
– J’ai terminé ma lotion démaquillante. Je fabrique mon démaquillant à partir d’eau et d’huile de noyaux d’abricot que j’avais dans mes placards. Avec le zéro déchet et le minimalisme, on s’aperçoit que nos placards regorgent déjà de trésors oubliés.
Objets en trop : j’ai donné des lotions démaquillantes bio que j’avais d’avance mais que ma peau ne supportait pas.
– Produit à lentilles, lentilles, étuis à lentilles.
– Déodorant fait maison.
Objets en trop : pierre d’alun. J’en avais 3, j’ai donné les 2 neuves et j’ai jeté celle bien entamée. La pierre d’alun est controversée à cause des sels d’aluminium qu’elle contient donc j’ai préféré m’en séparer.
– 3 parfums, dont un bientôt fini.
– 1 petite crème pour le visage à finir, 1 crème réparatrice, et 2 crèmes pour les mains.
Objets en trop : J’ai donné les crèmes neuves et jeté celles périmées. Je devais avoir une vingtaine de crèmes dont une dizaine pour les mains.
– Un fer à lisser
– 2 peignes
Objets en trop : on devait en avoir 5 !
– 3 brosses en bois : 1 grande, 1 petite (pour ma fille et les voyages) et 1 autre petite pour la piscine, je la laisse souvent au travail pour ne pas l’oublier.
Objets en trop : j’en ai donné 3 en plastique.
-J’ai gardé mes vernis/dissolvants (3 flacons à moitié plein). Je ne les mets plus mais je les garde en attendant d’acheter des produits bio.
-2 sèche-cheveux : un grand et un petit de voyage.
– Un rasoir en plastique. C’est le dernier, il faut que je me penche sur la question du rasoir de sureté.
-3 pinces à épiler
Objets en trop : j’en ai donné 3, et “recyclé” une pour enlever les arrêtes du poisson en cuisine.
-2 ciseaux à ongles, 1 coupe ongles et 4 limes à ongles réutilisables (2 simples en inox et 2 plus élaborées).
Objets en trop : j’ai donné un ciseaux ongles, et 2 paquets de 30-40 limes à ongles jetables.Dans l’armoire :
– Peignoirs adultes et enfants, petites et grandes serviettes de bain.
(+2 serviettes bébé pour l’école. Ils s’en servent comme couverture à la sieste)
– Trousses de toilette de voyage : 1 pour moi, 1 pour moi et une pour les enfants.
Objets en trop : j’ai du en enlever 3.
– Homéopathie
– Huiles essentielles mais je ne sais pas encore m’en servir.
– Médicaments que j’avais avant, je n’arrive pas à les trier en dehors de leurs dates de péremption.
– Crèmes médicamenteuses
– Argent colloïdal et nébuliseur
– Huiles végétales
– Boîte d’élastiques à cheveux, barrettes et bandeaux pour ma fille.
– Epilateur électrique
– Bijoux. J’ai fait un gros tri, mais il m’en reste encore à vendre ou à donner.
– Pansements
– Compresses stériles
– Lecteur de glycémie, boites de bandelettes et lancettes (J’ai fait du diabète gestationnel)
Il me reste encore un écrémage à faire, mais je compte sur l’année à venir pour le faire au fur et à mesure : finir certains produits ou avoir le déclic pour donner des objets en double.
– Rouleau en silicone pour enlever les poils de chat sur les habits. On en a encore un jetable à finir, ce qui nous permet de s’habituer petit à petit à celui durable…il est un peu moins efficace.
Boîte enfants :
– Thermomètre
– Doliprane
– Spray pour le nez
– Huile d’amande douce
– Sérum physiologique

Et vous, avez-vous déjà fait la chasse aux objets inutiles pour vous dans votre salle de bain ? Arrivez-vous à faire le tri facilement ?

En 2017, je m’attaque au contenu de la salle de bain

En 2016, je me suis plutôt attaquée à la cuisine et au désencombrement. Cette année, je me penche sur les objets de la salle bain, plus en détail.

J’en ai parlé à monsieur qui me dit  “Ah bon, ce n’est pas déjà fait ?”. Eh non, il n’a rien vu encore…je compte m’attaquer au plus difficile pour lui ses produits du quotidien, enfin je commencerai par les miens.

Déjà fait :
– J’ai remplacé mes cotons démaquillants jetables par des lavables.
– Je fabrique mon démaquillant à partir d’eau et d’huile de noyau d’abricot.
– Le pain de savon à remplacé le savon liquide sur le lavabo.
– J’achète notre gel douche en vrac ou en pain de savon.
– J’achète le shampoing en vrac. J’ai également un shampoing solide.

À venir :
– Acheter un rasoir de sûreté et apprendre à l’utiliser.
– Simplifier ma trousse de maquillage. Au quotidien, je mets toujours les mêmes couleurs, du coup je peux me permettre d’avoir peu de maquillage mais uniquement bio.
– Faire un rouge à lèvres fait maison. Pour les baumes à lèvres, j’en ai beaucoup à finir.
– Fabriquer mon déodorant.
– Fabriquer une crème hydratante. Je verrai en fonction de mon stock, j’en ai encore une dizaine à finir mais ce sont plus des crèmes pour les mains.
– Faire un essai de gel à raser. Pas sûr que j’arrive à convaincre monsieur.
– Apprendre à utiliser les huiles essentielles.
– Apprendre à me soigner avec quelques plantes.
– Chercher comment utiliser les tubes d’homéopathie vides.
– Passer toute la famille aux brosses à dents en bambou. Trouver des brosses à dents compostables pour enfants.
– Essayer le dentifrice fait maison,  dans l’idée d’alterner avec celui que l’on achète en magasin bio.
– Simplifier encore le contenu de notre salle de bain

Et vous, qu’avez-vous déjà  mis en place dans votre salle de bain ? Ca me donnera peut-être d’autres idées…

Parlons zéro déchet et minimalisme à nos enfants

“Pourquoi on ne peut jamais rien acheter avec toi ?”
Pas toujours facile d’expliquer ma démarche à ma fille de 5 ans. Elle est encore dans la période des “pourquoi ?” et veut tout comprendre. Mon fils, lui, ne s’en rend pas compte.

Pour ce qui est de ne pas jeter des choses par terre c’est facile mais pour le reste ce n’est pas gagné. En général, les objets réutilisables ont été bien accueilli. Ma fille a très bien adopté sa gourde mais quand elle tombe sur une petite bouteille plastique dans le sac de sa tata, c’est la fête !

Au supermarché, pour les rares fois où je vais avec elle, elle a le droit de choisir un dessert qui lui plaît. Au magasin bio, elle aime remplir mes pochons avec moi comme un jeu mais cela reste des produits de base qui font pâle figure devant les produits marketing. Au supermarché difficile de comprendre qu’elle ne peut pas avoir un paquet de gâteaux qu’elle a déjà mangé au centre de loisirs et qu’elle adore, faut avouer que les gâteaux en vrac ne sont pas toujours très bons…

Pour qu’elle comprenne mieux ma nouvelle façon de faire les courses, je l’ai emmené au magasin Day by Day. Elle a aimé pouvoir y choisir des bonbons et s’en rappelle très bien, du coup je mets en avant les produits qu’elle aime et que je lui achèterai en vrac. Quand elle va faire les courses avec son papa, je trouve parfois un paquet de gâteau tranquillement installé dans le placard…donc ça rééquilibre avec le côté plus drastique de sa maman.

Ce qui est encore compliqué c’est de limiter les activités manuelles (colle, scotch, autocollants, feuilles de papier…), de ne pas laisser couler l’eau, de ne pas prendre les prospectus de certains salons/boutiques, les sacs de babioles des anniversaires…elle aime collectionner des petits trésors.

Pour les jouets, on y arrive petit à petit. On a réussi à restreindre la liste d’anniversaire à un gros cadeau (maison playmobil) et les copines d’école ont offert des pièces à installer dedans, enfin attendons de voir pour noël…la liste commence déjà. C’est encore compliqué pour mes enfants de se raisonner pour enlever les jouets auxquels ils ne jouent plus. Ca commence doucement à venir pour ma fille.

Et vous ? Vos enfants acceptent-ils facilement votre démarche ? Comment faites vous pour leur expliquer au quotidien que l’on fonctionne différemment de leurs copains ?

Comment le zéro déchet/minimalisme a commencé pour moi…

Le 13 août 2015 mon mari m’annonçait « La Terre a épuisé toutes ses ressources pour l’année 2015 et va commencer à puiser dans celles de 2016 ». Le « jour du dépassement » survient de plus en plus tôt chaque année. Inquiète, je m’étais dit « ok mais qu’est-ce que l’on y peut ? ».

En octobre 2015, je suis tombée sur un article Facebook qui m’a amené au livre de Béa Johnson. Voilà ce que je pouvais faire et l’aventure zéro déchet / désencombrement a commencé ! En me documentant, cela m’a aussi amené à enlever le plastique de ma cuisine et à le limiter dans ma maison. J’écrirai un autre article à ce sujet.

Au fil de la lecture du livre de Béa Johnson, je me suis dit que je ne pourrais jamais aller aussi loin, notamment pour la partie fêtes de Noël (emballer les cadeaux différemment, décorer un arbre autre qu’un sapin..). Finalement, 2 mois après notre Ficus était décoré aux couleurs de noël, les cadeaux emballés avec des emballages et papiers de récup ! Ca se fait naturellement si on croit à ce que l’on fait. Ce n’est pas toujours facile avec les proches mais l’idée fait son chemin.

Produits alimentaires
Me mettre au vrac à été facile, d’autant plus qu’une boutique éphémère Bio a ouvert pendant 4 mois à l’occasion de la COP 21. Ils vendaient des pochons en tissu. Ce qui m’a permis d’avoir un kit de vrac facilement. Ce qui a été le plus difficile c’était de vider mes placards des produits emballés accumulés, ça prend du temps. Petit à petit on fait de la place, on revient aux produits essentiels et les aliments sont plus visibles dans leurs pots en verre.

Pour les fruits, les légumes et le poisson  j’allais déjà au marché. J’ai expliqué ma démarche à mes deux maraîchers et au poissonnier qui l’ont bien accueilli.

Le fromager, charcutier et le volailler ont vite adopté ma façon de faire. Pour le boucher, il a fallu un temps d’adaptation. La conservation de la viande lui posait un problème, du coup, je l’achète pour manger le jour J ou je la congèle.

Maintenant, j’ai mon réseau et c’est compliqué pour moi quand je dois aller voir un nouveau commerçant. C’est souvent le cas pendant la période des vacances. Certains commerçants montrent qu’ils ne sont pas d’accord avec la démarche mais me servent selon mes contraintes. Quand je vois que l’on ne comprend pas ma démarche ou que je suis mal accueillie, je ne reviens pas.

Au début, je me suis dit que je n’arriverai pas à enlever certains péchés mignons de mes achats (gâteaux bio), finalement je n’en ai plus envie. Quand je rentre dans un magasin je ne vois que le vrac ou les seuls produits sur lesquels je ne fais pas d’impasse (beurre, jus de fruits, lait végétaux, lait, yaourts de brebis). Au début, on peut avoir l’impression d’avoir certaines privations ; au final, on trouve d’autres gourmandises plus saines (gâteaux fait maison, mangues séchées, noix de cajou…).

Produits ménagers
Je dirais que c’est le déclic le plus facile à avoir. On peut remplacer tous ces produits néfastes pour la santé avec une gamme restreinte de produits écologiques.
J’ai pris le parti de finir mes produits petit à petit avant d’en fabriquer d’autres. Je commence tout juste à en venir à bout.

Produits d’hygiène / cosmétique
Je finis mes produits accumulés.
Pour les produits d’hygiène, on a presque fini notre stock. On utilise un pain de savon ou du savon liquide que l’on achète en vrac. Pour le shampoing c’est encore en expérimentation (shampoing solide ou rechargeable). J’utilise des carrés démaquillant lavables.

 

La démarche zéro déchet c’est aussi changer les produits à usage unique par du réutilisable. J’ai trouvé ça long et onéreux (sur le coup). Ne pas hésiter à prendre son temps et à espacer les dépenses. De notre côté, la période de noël tombait à pic !

 

Du côté de mon mari…
Il a bien accepté la démarche dans l’idée mais ce n’était pas évident pour lui au quotidien. Il n’y pensait pas spontanément (refuser l’emballage du pain par ex) et certaines frustrations étaient trop présentes, ce qui ne l’aidait pas à être à fond dans la démarche. C’est souvent pour ce point-là que les gens n’osent pas s’y mettre, on me dit souvent « mais c’est beaucoup de contraintes et de privations, non ? ». Pour moi, non, mais je comprends que pour certaines personnes ce soit plus difficile.

Certains produits emballés sont restés le temps de trouver l’équivalant en vrac : paquets de cacahuètes, fromages doux, pack de bières, tablettes de chocolat, soda (rare), eau gazeuse… Certains sont encore de la partie mais on privilégie les emballages simples, recyclables.

Maintenant, il a adopté la démarche dans son ensemble même s’il reste réfractaire sur certains points, par contre il se débrouille très bien avec les nouveaux commerçants, ce qui m’arrange bien !